
Un projet cohérent rejeté pour des raisons partisanes
février 27, 2026

Une décision de licenciement abusive et périlleuse pour l’institution
Genappe, le 1er avril 2026 – La gestion du Centre public d’action sociale (CPAS) de Genappe traverse une crise institutionnelle sans précédent. En séance du 1er avril 2026, la Présidente, Anne-Sophie Hayois, forte d’une majorité MR soutenue par les Ecolos (Les Engagés, absent), a décidé de licencier la Directrice générale stagiaire. Cette mesure, qualifiée de politique et d'injuste, intervient au mépris des avis techniques et des protections légales fondamentales, plaçant l'institution dans une situation d'insécurité juridique et financière majeure.
Un licenciement en contradiction totale avec les rapports d'experts
Cette décision brutale intervient après plus d’un an d’exercice de la fonction dans le cadre d’un stage légal. Pourtant, la Commission de stage, instance technique indépendante composée de trois Directeurs généraux experts, a rendu un rapport motivé explicitement positif. Les experts ont déclaré la Directrice générale apte à exercer sa fonction, soulignant sa capacité à produire des outils de gestion pertinents et à assumer ses prérogatives de cheffe du personnel. En ignorant délibérément cet avis pour fonder sa décision sur un rapport "informel" et subjectif, la Présidence commet une erreur manifeste d’appréciation et un détournement de la procédure de fin de stage.
Violation de la protection légale contre le harcèlement
Le contexte de ce licenciement est d'autant plus préoccupant qu'une plainte formelle pour harcèlement moral a été introduite par la Directrice générale auprès du CESI (Service Externe de Prévention et de Protection au Travail), impliquant directement la Présidence de Madame Anne-Sophie Hayois. Cette situation a été officiellement communiquée aux membres du Conseil par une lettre du conseiller en prévention datée du 24 février dernier et notifiée tardivement au conseil le 17 mars dernier.
En vertu de la législation sur le bien-être au travail, la Directrice générale devait bénéficier d’une protection stricte contre le licenciement et les représailles durant l’instruction de sa plainte. Le non-respect de cette protection légale par la majorité constitue une faute grave qui fragilise la validité juridique de la délibération.
Des risques financiers et organisationnels alarmants
L'institution s'expose désormais à un risque juridique élevé de recours devant le Gouverneur et le Conseil d’État, une procédure qui pourrait entraîner l'annulation de la décision. Les conséquences financières pour le CPAS seront lourdes : des frais d’avocats déjà substantiels — le Bureau permanent ayant ratifié l'engagement d'un cabinet spécialisé au taux de 145,20 € TVAC par heure — auxquels s'ajoutera le maintien du salaire de la directrice durant toute la durée des procédures contentieuses, des frais que l’ensemble de la population de Genappe devra assumer.
Sur le plan organisationnel, cette décision "décapite" l’administration. Le CPAS se retrouve sans management effectif, sans vision stratégique et sans plan de stabilisation. Cette absence de direction met en péril la continuité et le bon fonctionnement du service public au profit des bénéficiaires les plus précarisés de la commune.
Conclusion : un appel à la responsabilité
La situation actuelle démontre une gestion erratique et opaque de la part de la Présidente. Cette décision, motivée par des considérations partisanes plutôt que par l'intérêt général, est dangereuse pour l’avenir du CPAS. Pour restaurer la sérénité au sein de l'administration et préserver l'institution de dommages irréparables, il apparaît indispensable que Madame Anne-Sophie Hayois prenne ses responsabilités en faisant un pas de côté
Véronique Cambier, Bernard Stas de Richelle et Vincent Girboux, conseillers CPAS.




